« Dans l’histoire du théâtre, Électre est le premier personnage féminin à exprimer une violence et une colère avec une telle radicalité. Et lorsqu’une femme a pris la parole, on ne peut plus exiger d’elle qu’elle se taise ». C’est Ginette Noiseux, directrice artistique de Go, qui parle ainsi de la tragédie grecque écrite par Sophocle il y a plus de 2 400 ans, autant dire avant-hier.

L’ambitieux projet, qui est l’aboutissement de cinq ans de préparation, se concrétise enfin sur scène avec une touche particulièrement réussie dans son fond et dans sa forme grâce à la mise en scène sobre de Serge Denoncourt et à la véracité du jeu de Magalie Lépine-Blondeau. On pourrait même parler d’une création, puisque Évelyne de la Chenelière, secondée par une helléniste, arrive avec un tout nouveau texte français qui épure l’œuvre antique en n’en gardant que le moteur dramatique se résumant par ces deux seuls mots : meurtre et vengeance.

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