« Impossible de résister à ce spectacle fringant qui décoiffe les conventions et apporte une tout autre énergie au théâtre », peut-on lire en toutes lettres dans le programme de « Le Songe d’une nuit d’été » de Shakespeare présenté à la TOHU par le Théâtre du Trident et la compagnie FLIP Fabrique de Québec. Tellement irrésistible que, n’en pouvant plus, des spectateurs ont quitté la salle après 20 minutes, suivis de nombreux autres. Le public montréalais est-il à ce point différent de celui de Québec où 12 000 spectateurs ont fait de cette production ratée un véritable succès?

Au départ, nous est proposé un décor banal de chambre à coucher avec un lit, une lampe et un petit meuble. Un comédien entre, se met en pyjamas, se couche et s’endort. C’est là que doit commencer la féérie d’une forêt enchantée où l’amour et ses tourments viennent compliquer les choses. Mais, le grand Shakespeare, méconnaissable dans la traduction de Michelle Allen et la mise en scène d’Olivier Normand, se veut ici un dramaturge « bouffon, rocambolesque et athlétique ».

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